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Vous vendez votre bien et un acheteur vient de vous transmettre une offre d'achat. Faut-il l'accepter, la refuser, ou négocier ? Et surtout : à quoi vous engagez-vous en répondant ? En Suisse, les règles sont sans doute plus souples que vous ne le pensez. Voici comment réagir.
C'est le point le plus important, et celui que beaucoup d'articles présentent mal. En Suisse, recevoir une offre d'achat, même au prix affiché, ne vous oblige à rien.

La raison tient au droit suisse: une vente immobilière n'est valable que si elle est passée en la forme authentique, devant notaire (art. 216 du Code des obligations). Tant que cet acte n'est pas signé, ni vous ni l'acheteur n'êtes juridiquement liés. Vous restez donc libre d'accepter, de refuser, ou de négocier, sans risque juridique.
Bon à savoir: c'est une différence majeure avec la France, où une offre au prix affiché engage en principe le vendeur à vendre. En Suisse, cette règle n'existe pas: une annonce immobilière n'est pas une offre ferme, et vous gardez la main jusqu'à la signature notariée.
Quelle que soit l'offre, trois réponses s'offrent à vous.
| Option | Quand l'utiliser | Effet |
|---|---|---|
| Accepter | L'offre correspond à vos attentes (prix, conditions, délais) | Ouvre la voie à la promesse de vente puis à l'acte notarié |
| Refuser | Le prix ou les conditions ne vous conviennent pas | Clôt la discussion avec cet acheteur, sans justification obligatoire |
| Contre-offrir | Vous voulez poursuivre mais à d'autres conditions | Annule l'offre initiale et relance la négociation |
Bon à savoir: une réponse écrite est vivement recommandée, pour la clarté et la preuve, mais aucune forme particulière (comme la lettre recommandée) n'est imposée en Suisse à ce stade. L'essentiel est que l'accord soit clair avant de passer chez le notaire.
Voici trois formulations simples à adapter.
Pour accepter:
« Nous vous remercions pour votre offre du [date] concernant le bien sis [adresse]. Nous l'acceptons aux conditions proposées et vous proposons de convenir d'un rendez-vous chez le notaire pour formaliser la vente. »
Pour refuser, tout en gardant la porte ouverte:
« Nous vous remercions pour votre offre. Nous ne pouvons l'accepter en l'état, mais restons ouverts à la discussion si vous souhaitez revoir votre proposition. »
Pour contre-offrir:
« Nous vous remercions pour votre offre. Nous ne pouvons l'accepter telle quelle et vous proposons les conditions suivantes: prix de CHF [montant], [autres conditions]. Cette contre-offre est valable jusqu'au [date]. »
Astuce: en refusant, évitez le « non » sec qui ferme tout dialogue. Une formule qui laisse la porte entrouverte incite souvent l'acheteur à revenir avec une meilleure proposition, surtout sur un marché calme.
C'est le cas le plus fréquent: en Suisse, la marge de négociation tourne en moyenne autour de 5 % pour les maisons et 3 % pour les appartements. Avant de réagir, posez-vous deux questions:
Pour répondre objectivement, il faut connaître la valeur réelle de votre bien.
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Si plusieurs acheteurs se positionnent, vous gardez le choix, puisque rien ne vous engage avant le notaire. Vous pouvez privilégier:
Une offre légèrement inférieure mais sûre vaut souvent mieux qu'une offre élevée qui risque de tomber faute de financement.
L'accord sur le prix n'est que le début. Viennent ensuite:
C'est seulement à la signature notariée que la vente devient ferme.
Lorsque plusieurs offres d'achat sont reçues, le vendeur peut choisir l'offre la plus avantageuse en termes de prix et de conditions. Il est également conseillé de prendre en compte la solidité du dossier de l'acheteur, notamment la pré-approbation de prêt ou la preuve de fonds propres, ainsi que la flexibilité des délais de réalisation de la vente.
Oui, un acheteur peut retirer une offre d'achat tant qu'elle n'a pas été acceptée par le vendeur. Une fois l'offre acceptée, l'acheteur est légalement engagé. Il peut cependant se retirer si une condition suspensive n'est pas remplie, comme l'obtention d'un prêt immobilier.
